L'Inde continue de sanctionner les vapoteurs, malgré des taux de consommation de tabac élevés.

Dans le débat sur le vapotage, l'Inde reste l'un des pires exemples de la manière dont une politique relative à la nicotine devrait être conçue en faveur des consommateurs plutôt que du commerce illicite.

En Inde, interdiction des cigarettes électroniques Les règles ne pourraient guère être plus strictes. Production, fabrication, importation, exportation, transport, vente, distribution, stockage et publicité ont toutes été soumises à des restrictions strictes. interdit Depuis 2019, toute infraction à cette loi peut entraîner une amende, voire une peine d'emprisonnement.

Bien que les cigarettes électroniques soient interdites, l'usage du tabac reste légal. Selon l'enquête mondiale sur le tabagisme chez les adultes, En Inde, 28,6 % des adultes consomment du tabac sous une forme ou une autre. Parmi eux, 10,7 % sont des fumeurs réguliers, tandis que 21,4 % consomment du tabac sans fumée, de loin la forme de consommation de tabac la plus répandue. Parmi les produits du tabac sans fumée, le khaini est le plus couramment utilisé. Il s'agit d'un mélange de tabac séché au soleil et de chaux éteinte, consommé par 11,21 % des adultes en Inde.

Nous le savons déjà grâce à de nombreux études scientifiques Il est avéré que le vapotage est nettement moins nocif que le tabagisme. Dès lors, est-il judicieux d'interdire les alternatives moins risquées tout en laissant l'option la plus mortelle accessible aux consommateurs ? C'est, bien sûr, une question rhétorique.

Cependant, même si l'on met de côté l'argument de la réduction des risques liés au tabac, quelle est la conséquence la plus courante de la prohibition ? Exactement : le commerce illicite.

L'Inde ne fait pas exception. De nombreux rapports indiquent que le vapotage est toujours pratiqué dans tout le pays. Pourtant, alors que le gouvernement rapports Tout en surveillant de près la consommation de tabac, les autorités ignorent largement le commerce illicite des produits de vapotage. Négliger le problème ne le fait pas disparaître. Le reconnaître, cependant, obligerait le gouvernement à admettre l'échec de sa politique prohibitionniste, ce qui paraît peu probable.

Examinons maintenant l'aspect moins formel de la question. Un article L'article mentionne un sondage en ligne mené auprès de 2 524 participants, dont près de 13 % ont déclaré avoir vu des personnes utiliser des cigarettes électroniques près de leur domicile ou de leur lieu de travail tous les jours.

Je suis également tombé sur un fil de discussion Reddit Dans une affaire où un consommateur s'est plaint que la police avait saisi sa cigarette électronique et l'avait menacé d'une amende ou d'une peine d'emprisonnement. Il y a aussi rapports Cela montre que même les touristes voyageant en Inde peuvent se faire confisquer leurs cigarettes électroniques.

Nous avions déjà mis en garde les voyageurs à ce sujet l'année dernière dans notre guide, Vapoter en Inde : ce que les voyageurs doivent savoir. Malheureusement, la situation ne s'est pas améliorée depuis.

Ce type de politique prohibitionniste ne se contente pas de créer un marché illicite non contrôlé par l'État. Il instaure également un climat où les consommateurs peuvent être criminalisés simplement pour avoir choisi une alternative moins nocive.

Pourquoi tout cela se produit-il ?

L'hostilité de l'Inde envers la réduction des risques est en partie due à la proximité du pays avec la loi. alignement L’Organisation mondiale de la santé continue de traiter les différents produits nicotinés comme s’ils présentaient le même niveau de risque. Cette approche ignore les preuves scientifiques de plus en plus nombreuses démontrant que les alternatives innovantes, telles que les cigarettes électroniques et les sachets de nicotine, sont nettement moins nocives que les cigarettes combustibles.

Lorsque les alternatives légales et réglementées disparaissent, les fumeurs n'arrêtent pas du jour au lendemain. Nombre d'entre eux continuent de fumer, tandis que d'autres se tournent vers des produits illicites. Aucune de ces situations n'améliore la santé publique.

L'expérience indienne devrait servir d'avertissement, et non de modèle. Si l'objectif est de réduire les maladies liées au tabagisme, les décideurs politiques devraient s'attacher à encourager les fumeurs à se sevrer du tabac plutôt que de sanctionner ceux qui s'y emploient déjà.

La réduction des risques fondée sur des données probantes n'est pas l'ennemie de la lutte antitabac. C'est l'un de ses outils les plus puissants.

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