Un nouveau une étude publiée dans Addiction Le constat est sans appel : l’Australie a adopté des taxes punitives sur le tabac et a bloqué l’accès des consommateurs à des alternatives à la nicotine moins nocives. Résultat : on estime que 551 tonnes de tabac vendues en Australie et 95,71 tonnes de cigarettes électroniques sont désormais illicites. La consommation de nicotine atteint des niveaux records. Le tabagisme, lui, n’a pas diminué. commerce illicite de nicotine Elle vaut aujourd'hui environ 1 TP5 000 milliards de dollars, et plus de 100 attentats à la bombe incendiaire contre des vitrines de magasins dans le seul État de Victoria ont été liés à des groupes criminels qui luttent pour le contrôle du marché.
Conclusion des auteurs : l’Australie devrait faciliter l’accès des consommateurs à des produits nicotiniques alternatifs moins nocifs afin de maîtriser les marchés illicites.
Voyez maintenant ce que le Conseil européen et le commissaire Wopke Hoekstra proposent pour l'Europe.
Le dernière proposition de directive sur les droits d'accise sur le tabac Le projet de loi augmenterait les taxes d'accise sur le prix de détail minimum de 150% pour les cigarettes et de 50% pour le tabac à rouler, tout en instaurant de nouvelles taxes d'accise minimales de 55% pour les bâtonnets de tabac chauffé et de 30% pour les e-liquides, indépendamment de la concentration de nicotine. Concernant les sachets de nicotine, le projet de loi fixe un taux minimum de 50%, soit une augmentation de 410% par rapport aux taux suédois actuels. De fait, les produits que les organismes de santé publique au Royaume-Uni, en Suède et ailleurs recommandent comme aides au sevrage tabagique deviendraient inabordables ou seraient taxés au point d'être inutilisables.
Certains États membres souhaitent aller encore plus loin, plaidant pour des taux plus élevés, des contrôles plus stricts, voire une interdiction totale de produits comme les sachets de nicotine. La Commission, quant à elle, semble considérer la catastrophe australienne non comme un avertissement, mais comme un modèle à suivre.
Les chiffres dont Bruxelles dispose déjà devraient suffire. Selon Données KPMG D'après une lettre de l'industrie du tabac adressée à Ursula von der Leyen et M. Hoekstra, 52 milliards de cigarettes illicites sont consommées chaque année en Europe, ce qui représente un manque à gagner de 19 milliards d'euros pour les États. La France, souvent citée en exemple pour sa politique de taxation du tabac, compte désormais un marché noir qui représente un tiers de son marché total. Le commerce illicite du tabac au sein de l'UE n'a pas besoin d'être encouragé ; il doit au contraire être réduit.
L'article australien est clair sur les conséquences de cette situation. Les taxes punitives et l'accès restreint à des alternatives moins nocives ne réduisent pas la consommation de nicotine. Elles la rendent clandestine, laissent le marché aux mains du crime organisé et incitent certaines personnes à retourner à la cigarette.