Les propres conseillers de l'UE viennent de soutenir la stratégie “ moins de dégâts, moins d'impôts ”. Le Conseil des gouverneurs…

Le débat sur la manière dont l'UE devrait taxer les produits à base de nicotine a pris un tournant significatif. projet d'avis Concernant la révision de la directive sur la taxation du tabac (DTT), le Comité économique et social européen (CESE) s’est prononcé en faveur d’une approche fondée sur les risques, approuvant de fait pour la première fois à ce niveau le principe “ moins de risques, moins de taxes ”.

Pour tous ceux qui se soucient de la réduction des méfaits du tabac, cela a une grande importance.

Ce que dit réellement le CESE

Dans son projet, le CESE appelle l'UE à abandonner un modèle uniforme et lie explicitement les niveaux de taxation aux différences de nocivité entre les produits. Selon cette logique, les cigarettes combustibles devraient être soumises à la taxation la plus élevée, tandis que les alternatives à moindre risque telles que les cigarettes électroniques, le tabac chauffé et les sachets de nicotine devraient être taxées de manière nettement inférieure, voire pas du tout.

Dans le même temps, le CESE met en garde contre les effets pervers de taxes excessives et mal conçues. Lorsque les hausses de taxes rendent les cigarettes légales inabordables sans proposer d'alternatives réalistes, les consommateurs se tournent vers le marché illicite au lieu de se détourner du tabac. Il en résulte un moindre contrôle des produits, une baisse des recettes fiscales pour les gouvernements et aucun gain réel pour la santé publique. Personne n'y gagne.

Une rare reconnaissance de la réduction des risques

En soutenant un modèle fondé sur les risques, le CESE fait quelque chose que les organes de l'UE ont souvent hésité à faire ouvertement : reconnaître la logique de réduction des risques.

Cet avis reconnaît que tous les produits nicotinés ne présentent pas le même risque et que les politiques publiques doivent en tenir compte. Si l'objectif est de réduire le tabagisme, la fiscalité doit inciter les fumeurs à abandonner la cigarette, et non bloquer toute possibilité de transition. Maintenir des produits moins nocifs nettement moins chers que les cigarettes est l'un des leviers les plus efficaces dont disposent les décideurs politiques pour encourager ce changement.

C’est exactement le contraire de l’idée dépassée selon laquelle “ toute la nicotine est la même ” et devrait être traitée de la même manière, quelle que soit sa forme d’administration.

Un conflit clair avec la direction du Conseil

Le moment choisi par le CESE pour émettre ce signal est particulièrement important car il contredit directement les dernières initiatives du Conseil.

Alors que le CESE plaide pour une approche proportionnée et fondée sur les risques, le Conseil envisage actuellement de relever fortement les taux minimaux d'accise sur les e-liquides par rapport au dernier texte de compromis, comme indiqué par [référence manquante]. Purifier l'air. Cette mesure réduirait l'écart de prix entre les cigarettes et les cigarettes électroniques, rendant le passage à la cigarette électronique plus onéreux pour les fumeurs et compromettant la logique même de réduction des risques que le CESE soutient actuellement. Les organisations de consommateurs à travers l'Europe alertent déjà sur les conséquences : Lettre ouverte au gouvernement suédois, Une coalition de groupes a exhorté les ministres à rejeter les taxes déraisonnables sur la nicotine et à défendre la santé publique en défendant le modèle suédois de réduction des risques qui a fait ses preuves.

Cela crée un contraste saisissant : d’un côté, un organe consultatif de l’UE reconnaissant que la fiscalité doit refléter différents profils de risque ; de l’autre, une approche du Conseil qui traite en réalité des produits très différents comme s’ils présentaient le même risque, dans le seul but de maximiser les recettes fiscales.

L’avis du CESE n’a pas force de loi. Il ne modifie pas automatiquement la directive sur les risques pour la santé publique et n’est pas contraignant pour les États membres. Mais il envoie un message politique clair au sein même de l’UE : si la fiscalité doit servir la santé publique, elle doit être proportionnée au risque.

Pour les négociations à venir sur la directive relative à la taxation du tabac, cela devrait signifier :

  • Maintenir les taxes les plus élevées sur les cigarettes combustibles.
  • Préserver un avantage de prix significatif pour les alternatives à la nicotine plus sûres.
  • Éviter les niveaux de taxation qui poussent les fumeurs vers le marché illicite au lieu de les dissuader de fumer.

 

Le Conseil est désormais face à un choix. Il peut persister à traiter tous les produits nicotinés comme s'ils étaient également nocifs, ou il peut prendre au sérieux l'avis du CESE et aligner sa politique fiscale sur les risques réels.

Si l'UE veut vraiment sauver des vies, “ moins de risques, moins d'impôts ” n'est pas un slogan. C'est la seule stratégie cohérente.

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