La Belgique s'apprête à livrer le marché de la vape aux mains des criminels

La Belgique a déjà interdit les cigarettes électroniques jetables. Aujourd'hui, on envisage d'aller plus loin : restreindre ou interdire les cigarettes électroniques aromatisées. Cela semble être une mesure résolue. Ce n'est pas le cas. Il s'agit d'une politique qui favorisera l'essor du marché noir, permettra à davantage de jeunes d'accéder à des produits non réglementés et détournera les fumeurs adultes d'un produit qui les aidait réellement.

Une nouvelle étude de l'Institut Fraunhofer met en lumière l'ampleur du problème. Près de la moitié de tous les produits de vapotage consommés dans l'UE sont déjà commercialisés illégalement, pour une valeur de 6,6 milliards d'euros. La Belgique, en tant que l'une des principales plaques tournantes logistiques européennes pour les importations chinoises de cigarettes électroniques, se trouve en plein cœur de ce phénomène. Le pays affiche déjà l'une des parts de marché irrégulières les plus faibles de l'UE, à 26 %, en grande partie grâce à une infrastructure commerciale et un système de déclaration efficaces. Une interdiction des arômes ne permettra pas de maintenir cette situation. Elle accélérera le passage à des sources non-réglementées.

Regardez ce qui s’est passé aux Pays-Bas. Une interdiction des arômes a été mise en place, et en moins d’un an, le vapotage chez les adolescents a augmenté de 25 % et le tabagisme chez les jeunes de 4 %. L’interdiction qui était censée protéger les jeunes a en fait aggravé la situation pour eux. Car un vendeur du marché noir ne vérifie pas les pièces d’identité. Une chaîne d'approvisionnement criminelle n'enregistre pas les produits ni ne teste les ingrédients. Lorsque vous supprimez l'option légale, vous ne supprimez pas la demande. Vous supprimez simplement le contrôle.

En Belgique, les vapoteurs adultes utilisent massivement des arômes sans tabac. Dans toute l'UE, 68 % des vapoteurs se tournent vers les arômes de fruits et de bonbons — non pas parce qu'ils sont ciblés par le marketing, mais parce que ces arômes aident à rompre le lien avec les cigarettes. Des études montrent que les adultes utilisant des cigarettes électroniques aromatisées ont 230 % plus de chances d’arrêter de fumer que ceux qui utilisent des produits aromatisés au tabac. Supprimez les arômes, et une part importante de ces personnes recommencera à fumer. Certains se tourneront alors vers les produits aromatisés disponibles sur le marché noir. Aucun de ces deux scénarios n’est une victoire pour la santé publique.

Les responsables politiques belges veulent protéger les jeunes et la santé publique. Nous aussi. Mais les preuves sont là, et elles pointent clairement dans une seule direction : restreindre l’accès légal pour les adultes ne réduit pas la consommation, cela la redirige.

Les Pays-Bas ont essayé cette approche. Le tabagisme chez les jeunes a augmenté. Le marché noir s’est développé. Les ministres des Finances ont perdu des recettes fiscales. Et les fumeurs ont perdu un outil qui fonctionnait.

La Belgique peut en tirer les leçons, ou répéter cette erreur. Le choix est encore ouvert.

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